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Les certificats numériques constituent le socle de la confiance sur Internet. Ils attestent qu'un site web, une personne ou un appareil est bien ce qu'il prétend être, et permettent le chiffrement qui protège les données en transit.
Voyez un certificat numérique comme un passeport électronique. De la même manière qu'un passeport confirme votre identité au passage d'une frontière (délivré par un gouvernement de confiance, contenant votre photo et vos informations personnelles, et difficile à falsifier), un certificat numérique confirme l'identité d'un site web, d'un serveur ou d'une personne en ligne.
Plus précisément, un certificat numérique est un petit fichier de données qui associe une clé publique à une identité. Il est émis par un tiers de confiance appelé autorité de certification (CA), et il suit un format standard nommé X.509. Lorsque votre navigateur affiche un cadenas dans la barre d'adresse, il a vérifié le certificat numérique du site et établi une connexion chiffrée.
Les certificats sont la raison pour laquelle vous pouvez saisir en toute sécurité un numéro de carte bancaire sur un site e-commerce, envoyer un e-mail confidentiel à un collègue ou mettre à jour un logiciel sans craindre qu'il ait été altéré. Sans eux, il n'existerait aucun moyen fiable de distinguer un serveur légitime d'un imposteur.
Une entité (un serveur web, un développeur, un appareil) génère une paire de clés (publique + privée) et crée une demande de signature de certificat (CSR). Le CSR contient la clé publique et des informations d'identification comme le nom de domaine ou le nom de l'organisation.
L'autorité de certification vérifie l'identité du demandeur. Selon le type de certificat, cela va du contrôle automatisé du domaine (DV) à une vérification organisationnelle approfondie (OV/EV).
Une fois la vérification effectuée, la CA signe le certificat avec sa propre clé privée et le renvoie. C'est cette signature qui rend le certificat digne de confiance : tout appareil qui fait confiance à la CA peut désormais faire confiance au certificat.
Le certificat est installé sur le serveur (ou l'appareil). Lorsqu'un client se connecte, il reçoit le certificat, vérifie la signature de la CA, s'assure que le certificat n'a pas expiré ni été révoqué, et, si tout est conforme, établit une connexion chiffrée.
L'identité que le certificat représente, généralement un nom de domaine (par exemple, www.example.com) ou un nom d'organisation.
L'autorité de certification qui a vérifié l'identité et signé le certificat. C'est ainsi que la confiance s'établit.
Les dates « Not Before » et « Not After » qui définissent la fenêtre de validité du certificat. Les certificats TLS tendent vers des durées de vie de plus en plus courtes (90 jours, bientôt 47 jours).
La clé publique associée au sujet. Elle sert à chiffrer des données que seul le détenteur de la clé privée correspondante peut déchiffrer.
Un identifiant unique attribué par la CA. Il sert à suivre le certificat et, le cas échéant, à l'ajouter à une liste de révocation.
Champs supplémentaires comme les Subject Alternative Names (SAN), le Key Usage et les CRL Distribution Points qui définissent les usages autorisés du certificat.
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